
Changement total d’univers avec l’arrivée il y a deux jours de la Deluxe Edition de Demon’s Souls. Pour ceux qui ne connaissent pas cette nouvelle licence de Sony, il s’agit en quelque sorte de la suite spirituelle de la célèbre franchise des King’s Field, dont le premier épisode date de 1994. From Software, son développeur, a qui l’on doit la série des Armored Core, a décidé de revenir à ses premiers amours en développant ce nouveau RPG pour la Playstation 3. Sorti dans un quasi-anonymat en février dernier au Japon, Demon’s Souls a gagné au fil des mois une renommée certaine parmi les joueurs » hardcore » du monde entier, au point qu’Atlus se prenne d’affection pour ce titre en réalisant un coffret collector digne de ce nom pour sa sortie américaine ( d’ailleurs au moment où j’écris ces lignes, cette présente édition est sold out un peu partout ! ). L’une des particularités de Demon’s Souls, c’est sa difficulté infernale. A l’heure où les joueurs sont constamment assistés par différentes aides, le jeu de From Software nous plonge dans une angoisse permanente. Celle qui vous fait avancer la peur au ventre, à l’idée de croiser un ennemi redoutable dans les allées lugubres d’un château fort. Rares sont les titres qui vous font aussi bien ressentir à quel point vous êtes vulnérable.

Dans Demon’s Souls, on incarne au choix un soldat, un magicien, un chevalier, un voleur… une fois la personnalisation terminée, le joueur se retrouve dans un hall gigantesque, le Nexus. D’ici, il peut se rendre dans différentes régions du monde en passant par des portails, où il a pour tâche de collecter des âmes et vaincre d’immenses monstruosités responsables des maux du royaume de Boletaria. Mais pour ça, il lui faut suffisamment d’expérience. Et pour en acquérir, rien de tel que de partir à l’aventure. Sauf que notre avatar est loin d’être puissant ! Demon’s Souls impose au joueur de rester sur ses gardes. Et si par malheur votre personnage trépasse en pleine bataille, il retourne au début du chapitre et perd la totalité des âmes récoltées ! Ces mêmes âmes qui lui permettent d’acheter du nouveau matériel ou d’accroître ses compétences. Et quand vous jouez depuis 1h30, c’est rageant, très rageant ! Une fois mort, tout n’est pas fini pour autant. Vous avez une chance supplémentaire de vous rendre sur le lieu de votre décès, symbolisé par une tache de sang, pour y retrouver vos âmes perdues. Mais encore faut-il y arriver ! La possiblité de foncer tête baissée en évitant les ennemis pour y parvenir le plus rapidement possible se révèle très tentante ( d’autant que l’on dévérouille certains raccourcis lors du premier passage ) mais se solde généralement par une seconde mort, synonyme de perte définitive des précieuses âmes.

Demon’s Souls possède une autre grande particularité : son mode en ligne ! Les joueurs peuvent communiquer en se laissant des messages au sol et ainsi coopérer. Des indices pour occire un ennemi, une route à ne pas emprunter si on a pas le niveau nécessaire…on peut même voir les derniers instants de vie d’un joueur, afin de comprendre les erreurs commises par ce dernier. Excellent ! A l’aide d’items spéciaux, on a également la possibilité de se rendre dans le monde d’autres personnes et inversement. Un message d’alerte apparaît alors à l’écran siginifiant qu’un Black Phantom a envahi votre monde. Quand on sait qu’un gars ultra balèze peut vous anéantir en un coup d’épée, vous imaginez l’état de stress dans lequel on peut se trouver à ce moment là.

D’un point de vue réalisation, Demon’s Souls est dans l’ensemble très soigné. Le titre profite du moteur Havock permettant la destruction de nombreux éléments du décor. La modélisation des personnages et autres ennemis est globalement remarquable. Mention spéciale aux gigantesques Boss ! Aaah le Red Flying Dragon ! Pour réaliser les captures, j’ai du mettre la luminosité du jeu au maximum, mais il est vivement conseillé de jouer dans une obscurité totale en la baissant au minimum. C’est d’ailleurs prévu comme ça ! Un dernier mot sur l’édition limitée d’Atlus : En plus du jeu, cette version comprend le guide stratégique officiel, un artbook de 42 pages dans lequel vous trouverez la bande-son sur CD composée pour l’édition américaine ! Le coffret est quant à lui bien classieux avec quelques éléments en relief ! Du beau travail ! Voilà, j’espère vous avoir donné envie de vous essayer à Demon’s Souls à travers cet article. Bien que sa difficulté puisse pas mal rebuter la jeune génération, il n’en reste pas moins un titre à l’ambiance extraordinaire et qui mérite toute notre attention. Personnellement, je prends énormément de plaisir en y jouant , au point d’y avoir passé une bonne partie de mon week-end. D’ores et déjà un RPG culte des consoles New-Gen. Il était temps ! Comme d’habitude, je vous laisse avec l’album Flickr, qui contient de nombreuses photos du coffret collector et d’autres capture du jeu !















