Archive for novembre, 2009


2 ans. 2 longues années à attendre le retour de Ubisoft Montreal et de sa franchise Assassin’s Creed. Le premier épisode se terminait sur un formidable cliffhanger à grands coups de symboles ésotériques improbables. Assassin’s Creed 2 débute exactement là où on avait laissé Desmond Miles, dans les locaux d’Abstergo. Après une introduction mouvementée, le joueur plonge à nouveau dans le passé du héros à l’aide de l’Animus 2.0. Fini le temps des croisades, place à la Renaissance italienne, période faste à tous les niveaux. L’aieul ne se nomme plus Altair, mais Ezio. Ezio Auditore da Firenze, pour être tout à fait précis. D’un naturel charmeur et bagarreur, le jeune Ezio travaille pour le compte de son père Giovanni, sans pour autant connaître les réelles motivations de ce dernier. Alors qu’il le croit simple employé de la banque locale, il découvrira rapidement sa deuxième identité…..moins conventionnelle.

Contrairement a Altair, Ezio ne cesse de se questionner. Il interroge ses proches, ses amis, il souhaite également comprendre entres autres la rivalité qui oppose sa famille à celle des Pazzi. Des questions qui ne trouveront réponses qu’au fil de l’intrigue. Ubisoft Montréal a en effet brisé la structure narrative d’Assassin’s Creed. Bien plus fluide et coulée, le joueur est davantage impliqué dans l’histoire. Au point qu’on en arrive à se demander pourquoi ça n’était déjà pas le cas dans le premier volet. Ici tout s’enchaîne à merveille. Bien sûr, il y a toujours l’objectif principal indiqué sur la map, mais les actions qui amènent à l’assassinat ne sont plus répétitives. C’est d’ailleurs la grosse nouveauté de cet épisode. Enumérer toutes les missions prendraient d’ailleurs un long moment. En dehors des points d’observation à synchroniser, on peut trouver des courses, des assassinats secondaires, des missions courrier, des trésors à récupérer, des templiers à éliminer, on peut soutirer de l’argent, demander à un groupe de mercenaires/ courtisanes de faire diversion, trouver les 100 plumes disséminées dans le jeu… Deux autres nouveautés : la première, celle de dénicher les pages du codex pour améliorer sa santé et/ou les amener à Leonardo da Vinci pour qu »il réalise quelques upgrades pour votre équipement. Car oui, avec l’argent récolté, on a la possibilité d’acheter de nouvelles pièces ( armes, armures… ) de teindre ses vêtements, de passer voir le médecin pour se soigner et se fournir en poison/fumigène… La deuxième, encore plus importante consiste à observer certains édifices à l’aide de la vision d’aigle pour y trouver des symboles qui vous mèneront à quelques énigmes parfois tordues afin de révéler des séquences d’une vidéo énigmatique intitulée  » La Vérité « . Pour finir sur ce point, Ubisoft Montreal a eu l’excellente idée de proposer des notes sur les modes de vie, les personnages et monuments historiques. Avec un tel background, avouez qu’il aurait été fort dommage de s’en priver.

 Déjà impressionnante à la sortie du premier volet, la réalisation d’Assassin’s Creed 2 fait une nouvelle fois honneur aux capacités de la machine. Profondeur de champ vertigineuse, textures soignées, AC II est également plus vivant que son aîné. Les rues bondées de Florence ou Venise (  Si vous avez eu la chance de les visiter, vous reconnaitrez aisément certains endroits/édifices ! Magnifque tout simplement ) immergent totalement le joueur. Une impression renforcée par la diversité de la population.  Entres les habituels passants, on croise aussi des ouvriers, des peintres en bâtiment, des troubadours, des marchands, des hérauts… Une richesse telle que le moteur du jeu a régulièrement du mal a supporter. Outre les quelques bugs de collision, on note un clipping  bien présent donnant parfois l’impression que tout va imploser. Alors dans le feu de l’action, on n’y prête pas forcément attention, mais à l’arrêt, difficile de ne pas constater certains problèmes, notamment au niveau des ombres qui clignotent à l’écran. Celà-dit, ça ne gêne en rien la progression. Espérons que pour la suite, Ubisoft Montréal réussira à optimiser tout ça un peu mieux ( un petit coup de fil à Naughty Dog par exemple… ) L’autre petite déconvenue se situe sur la modélisation sommaire des personnages. Loin des derniers blockbusters sortis cette année, le rendu des visages déçoit. Même Ezio est loin d’être charismatique. On comprend maintenant pourquoi il passe sa vie, la plupart du temps encapuchonné…

<< Le saut de la foi >>

Pour finir, sachez que la durée de vie d’Assassin’ Creed II est conséquente. J’accumule les heures de jeu et je viens à peine d’arriver dans la Cité des Doges ! Au final, Ubisoft Montreal a pris en compte les remarques des joueurs en bonifiant l’expérience de jeu. L’univers est tellement foisonnant qu’on perd des heures à explorer chaque recoin des villes. Se perdre dans la Toscane au lever du soleil, dépenser ses florins pour accroître la valeur de Monterrigioni ( une sorte de Sim City-like ), apprendre de nouvelles techniques de combat ( aaah la double-lame, les inventions de Leonardo… )  se mesurer aux épreuves des tombeaux de l’Assassin pour débloquer une armure spéciale et se la jouer Prince de Perse, aller rendre une petite visite courtoise aux templiers, être attentif à sa notoriété… Passionnant ! Voilà le terme qui décrit au mieux l’expérience d’Assassin’s Creed 2. Un jeu d’aventure colossal, à la mise en scène maitrisée et à la réalisation enchanteresse. Le jeu de l’année ? ça se pourrait bien ! En tout cas, merci au génial Patrice Desilets et à son équipe de talent pour avoir livré une aventure exaltante. Chapeau bas !

<< la statue de Persée et Medusa à Florence, fidèlement modélisée !! >>

Avant de boucler cet article, deux-trois mots sur l’édition collector US, Master Assassin. Moins chère que la version française simple. Cette version comprend une grosse boite en métal, le jeu, un Blu-Ray contenant un making-of, l’ost et d’autres bonus, un artbook, une magnifique figurine d’Ezio d’une vingtaine de centimètres et des codes pour deux maps bonus. Du beau boulôt ! Je vous laisse comme d’habitude avec l’album Flickr !

Disponible depuis quelques heures sur le DSiWare japonais, Egokoro Kyoshitsu est un logiciel de Nintendo pour apprendre à dessiner au stylet. Divisé en deux programmes de 800 points chacun ( 1er et 2ème semestre ) ce soft contient diverses illustrations à reproduire, à l’aide de leçons dispensées par un vieux professeur barbu. De la simple pomme/poire en passant par un cygne ou encore un paysage champêtre, on démarre la leçon en réalisant au préalable un croquis, on y ajoute de la couleur, puis quelques détails….

Les différentes étapes sont expliquées de manière claire et précise par le professeur, que l’on peut voir à l’oeuvre sur l’écran du haut. Il nous indique quel crayon/pinceau utiliser ( 2H/HB/2B ), la couleur adéquate et c’est ensuite  à notre tour d’essayer de reproduire au mieux son dessin. Pas question de sanctionner pour autant le dessinateur en herbe, on peut revenir à l’envi à l’étape précédente, ou gommer/effacer ses erreurs. On a également la possibilité de se servir d’une grille, que l’on applique sur l’écran afin de voir les alignements et la position des objets. Un bon point de repère !

Une fois le dessin quasiment achevé, le professeur nous demande de rajouter les effets d’ombre/lumière et c’est ensuite l’instant fatidique du résultat final. Si vous êtes comme moi, un véritable débutant en la matière ( niveau primaire :nerd: ) vous vous rendrez compte qu’au fur et à mesure des exercices, le coup de crayon devient plus précis. Egokoro Kyoshitsu offre en effet une véritable marge de progression. Un très bon complément pour aller par la suite faire ses preuves dans le Flipnote Studio de la DSi. Notons pour finir l’ajout d’une fonction appareil photo, permettant de prendre n’importe quel cliché pour s’en servir de base pour une future réallisation dans le mode dessin libre ( on sauvegarde aussi ses dessins sur son album DSi pour les définir en fond d’écran ! )  Un excellent DSiWare auquel on reprochera tout de même son prix assez excessif ! Sur ce, j’y retourne, les mimiques du professeur et de son chat, les petites notes de musique au piano, moi j’adore ! Je vous laisse avec le petit album Flickr qui contient les photos détaillées de mes deux premières oeuvres….

Assassin’s Creed Tome 1 : Desmond

Assassin's Creed Tome 1 : Desmond - Front

Sorti vendredi dernier dans toutes les bonnes librairies, le premier tome d’Assassin’s Creed dévoile quelques informations supplémentaires sur l’univers du jeu en présentant un tout nouveau personnage : Le patient 16 ( ainsi que son aieul romain, l’assassin Aquilus ) Lui aussi fût capturé avant Desmond Miles par les hommes d’Abstergo pour subir toutes sortes d’examens afin de retrouver l’Orbe d’Eden. Mais tout ne se passe pas comme prévu… Ce Tome 1 d’Assassin’s Creed offre également un bref rappel des faits sur les évènements liés à la toute fin du jeu. On retrouve par exemple le combat entre Altair et Al Mualim, ainsi que l’instant décisif où Desmond perçoit les symboles énigmatiques au-dessus de son lit. Et contrairement au jeu qui se terminait sur ce terrible cliffhanger, la BD nous laisse découvrir sur ses dernières pages, les agissements de Lucy, la scientifique d’Abstergo, avant d’établir une rapide liaison avec le futur Assassin’s Creed 2.

Pour cette série, Ubisoft a fait appel au dessinateur Djillali Defali, principalement connu pour Asphodèle, ainsi qu’au prolifique scénariste Corbeyran. Au niveau des planches, rien à dire. L’ensemble est plus que correct avec l’utilisation de teintes chaudes pour les passages se déroulant au temps des croisades, et froides pour la période contemporaine. Le graphisme est soigné, suffisamment riche en détails pour coller à l’ambiance du jeu. On pourra finalement juste reprocher à ce premier tome de ne livrer que quelques informations inédites au joueur. A réserver avant tout aux fans donc ! Pour ma part, après avoir vu le film Assassin’s Creed : Lineage, qui met l’accent sur la famille Auditore ( dont un Ezio encore adolescent ) j’attends avec impatience ma version US d’Assassin’s Creed 2 qui devrait me parvenir très prochainement puisqu’elle est partie en fin de semaine dernière de chez VideoGamesPlus ! Une édition limitée Master Assassin ( avec boite en métal, artbook, ost, figurine, maps exclusives… ) qui me revient au même prix que l’édition simple vendue en France ! Autant vous dire que le choix était vite fait…